Bilan du mois de février sans supermarché…

Le mois de février est terminé ! Pendant ce dernier mois, j’avais décidé (et du coup, toute ma famille aussi, par la force des choses) de participer au défi « Février sans supermarché ». Fervente défenseure des petits commerçants  et de proximité, je m’étais dit que ce défi serait d’une simplicité désarmante. Cela ne s’est pas vraiment passé comme prévu…

Bien entendu, l’idée n’était pas de faire le plein en grande surface au 31 janvier, donc on a fait comme d’habitude, en se disant que tout ce qu’on achète généralement en supermarché, on l’achèterait dans les petites épiceries bio, ou encore les ruches et les marchés.

Premier constat : se passer de supermarché ne s’improvise pas. Les petits commerçants n’ont pas du tout les mêmes horaires d’ouverture. Par chance et par son métier, mon homme a plus la possibilité que moi d’aller faire les courses pendant les heures de bureau. Les deux premières semaines, on a donc pu gérer, tant bien que mal sans se priver de trop de choses. A nous les bons ingrédients bio et (pas toujours) locaux à cuisiner. Vous l’aurez compris, on est obligé de cuisiner un peu plus, car pas de plats préparés dans ce genre de commerce. Ce qui, en soi, est super bien !

Recourir à des commandes via la Ruche par exemple, peut malheureusement amener des déconvenues. Le jour du retrait du panier, on nous annonce que certains produits ne sont pas disponibles. On se fait bien entendu, rembourser mais si on comptait sur l’aliment manquant pour une recette le soir-même, c’est frustrant.

Deuxième constat : ben… y a pas tout !  En passant, j’ai béni chaque jour notre manguier qui nous a fourni de quoi émerveiller nos papilles ! Avantage d’être à La Réunion 😉 Petite pensée pour ceux qui ont relevé ce défi au cœur de l’hiver métropolitain. Malgré tout, mes enfants en ont eu un peu assez, qu’au moment du dessert, je leur propose toujours  un fruit. Au point que mon petit de 6 ans qui déteste les fruits acceptait de ne pas prendre de dessert quand je n’avais pas eu le temps de préparer un gâteau maison. J’ai beaucoup entendu : c’est quand que février se termine Maman ? Quand est-ce qu’on aura des « vrais » desserts ? Comprenez : des crèmes industrielles remplies de sucre…

Dans la même veine du « y a pas tout », il y a eu aussi le grand moment de solitude quand on s’est dit qu’on allait manquer de papier toilette ou de nourriture pour les chats (aucun lien entre ces deux items). Pour les chats, on a rusé entre le vétérinaire et la station-service. Oui je sais, à la station-service, non seulement les produits sont nuls mais en plus ils sont chers ! On a tout gagné…

Troisième constat : et là malheureusement, je n’en étais pas bien consciente avant, certains produits sont vraiment beaucoup plus chers qu’en grandes surfaces. Alors oui, c’est censé être meilleur pour la santé, mais quand même. Alors en plus, quand on sait qu’à La Réunion, tout est déjà plus cher de base, le fossé semble encore plus grand dans les petites boutiques… A un moment, j’ai voulu acheter du chocolat. Non ! Pas les tablettes de chocolat pâtissier de la marque de distributeur qu’on a l’habitude d’acheter, mais les tablettes éco-responsables (qui viennent du bout du monde quand même, hein on est d’accord) à 7,50€ les 100g, j’ai tout de même trouvé que c’était abusé. Le point positif c’est qu’on en a mangé beaucoup moins…

La dernière semaine, veille de Mardi gras, on se rend compte, en sortant du boulot qu’on n’a pas les jus de fruits promis à l’école de nos enfants pour le lendemain. Boutiques bio fermées. Et j’avoue que même si elles avaient été ouvertes, acheter le litre de jus à 8 ou 9€ alors qu’on n’y goûterait même pas, m’aurait fait hésiter. Alors on a craqué, et mon homme est allé au supermarché. Le réassort a tout de même été mesuré. Quelques produits surgelés, du papier toilette (!) et lesdits jus de fruits.

Ne vous méprenez pas, je retiens beaucoup de positif de ce défi. Je pense sincèrement que nous avons mieux mangé, (tout était bio !). Nous avons été dans des épiceries en vrac. De tout le mois de février, nous n’avons rempli qu’un sac de 30 litres en déchets. Soit 4 fois moins que les mois d’avant (et on était déjà dans une démarche de diminution de nos déchets). Les enfants ont mangé beaucoup moins sucré et ont appris à apprécier le fait-maison. En faisant les courses on a également été moins tenté par les choses inutiles.

De cette expérience, je retire qu’il ne faut, toutefois, pas diaboliser les grandes surfaces. Qu’avec un peu d’organisation, horaires des courses, planification des repas, on peut en limiter la fréquentation et ainsi les effets négatifs : produits sur-emballés, ultra-transformés et surtout inutiles. Mais que pour le moment, elles restent très utiles, car les produits que je trouve indispensables ne sont pas disponibles dans les petites boutiques ou alors sont hors de prix. Un équilibre entre commerces de proximité et grandes surfaces est à trouver pour avoir des produits de qualité dans un budget raisonnable.

En un mois, nous n’y avons mis les pieds qu’une fois et avons survécu !

« Nous n’avons pas besoin d’une poignée de gens écolo-parfaits. Nous avons besoin de millions d’actes imparfaits. »

Lu sur la page FB de GreenPeace

 

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