Un petit dernier pour la route ?

Ça y est ! Mon grand de 5 ans sait faire du vélo sans roulettes (et il sait aller vite en plus, j’ai du mal à le suivre en courant…) ! Mon petit de 2 ans et demi ne met plus de couches le jour, il va d’ailleurs faire sa rentrée en petite section dans un mois et quelques jours. Bizarre comme sensation, depuis 5 ans, notre vie était conditionnée par des contraintes liées aux bébés. « Attends, on va pas sortir comme ça sur un coup de tête ». Il faut prévoir ce qu’ils vont manger, où ils vont faire la sieste, ne pas oublier les couches, le doudou…

En parlant de doudou, mon grand n’en a plus besoin depuis un bon mois, ni à l’école, ni pour dormir. Ce même doudou qui déclenchait un cataclysme, dès qu’on avait le malheur de l’oublier quelque part. On l’avait même en double, tellement la perspective de le voir disparaître nous terrifiait. Finalement, subrepticement, il n’a plus été aussi vital que ça… J’aurais dû me douter que la transformation était en marche. Transformation de mon grand, mais aussi de toute la famille : aujourd’hui je n’ai plus de bébé. J’ai deux petits garçons avec lesquels j’ai des discussions complètement raisonnées (mais aussi farfelues) et qui peuvent durer des heures. Ils peuvent tous les deux m’avancer des arguments à me clouer le bec (alors que je suis réputée pour toujours avoir de la répartie) : la fierté que j’éprouve pour eux ne fait que grandir de jour en jour.

Forcément la question logique, c’est : « ben alors, vous ne faites pas un petit troisième ? Et la fille, il faut la faire, maintenant ! » Ben oui c’est connu qu’on choisit le sexe des ses enfants, pff…

Cette petite fille que j’aie toujours voulue avant même d’être en couple, finalement aujourd’hui elle ne me manque plus. Avec le recul, on se dit que tout ça c’est des conneries. Satisfais-toi déjà d’en avoir, des enfants. Ce n’est pas si facile pour tout le monde.

Faire un troisième enfant ? Je suis encore dans les temps, je vais avoir 35 ans. Lorsque j’étais plus jeune, je voyais la famille idéale avec trois enfants minimum. J’ai moi-même deux frères et une sœur. Et la complicité qu’on avait, étant enfants, et encore aujourd’hui sur certains points, était un modèle pour moi, à reproduire. Je crois que ce n’est pas une histoire de nombre. Mes fils forment déjà une fine équipe, à mes dépens parfois.

Et c’est cette équipe que je n’ai pas envie de bouleverser. C’est comme si, à quatre, nous étions à l’équilibre, au complet. Et ajouter un nouvel arrivant risquerait de tout remettre en cause.

Voilà, je n’ai plus de bébé et je le vis bien. C’est comme si la période de la construction de la famille  était terminée, que maintenant on ne fait qu’en profiter. On a été au restau ce midi, et pas à 11h30 hein, APRES midi !

Aujourd’hui je sais aussi bien profiter de mes enfants que ne pas culpabiliser quand je fais des choses épanouissantes sans eux. Comme pour une maison qu’on aurait fait construire. Une fois qu’on y vit, les bases sont là, on se sent chez soi, on se sent au bon endroit.

Alors un petit troisième ? On est au complet merci.

Et puis à cinq dans la Micra ce ne serait pas raisonnable. Le moindre déplacement se transforme en périple.

PS : c’est mon homme qui doit être soulagé, s’il est arrivé à la fin du texte 😉

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